C'est sous l'impulsion de son président actuel, Pierre Mattler que l'association d'Art Equestre de Haute Alsace a vu le jour en 1993.
Amoureux d'une équitation de finesse et de légèreté il souhaitait à la fois partager sa passion, promouvoir cet idéal et offrir à l'ensemble des membres de l'association la possibilité de progresser dans leur pratique équestre.
L'association organise régulièrement depuis des stages sous la direction d'écuyers de renom tels que Paulo Sergio, Pedro de almeida, José Mauel Correia Lopes, Bernard Chiris, Dany Lahaye, Manuel Jorge de Oliveira …
Ces stages ont permis à de très nombreux cavaliers de s'initier à l'art équestre discipline qui associe éducation du cheval et du cavalier.
Les cavaliers les plus avancés participent à de nombreuses manifestations publiques et présentent leurs chevaux tant en France qu'à l'étranger (Suisse et Allemagne).
Aujourd'hui, les membres de l'association sont des cavaliers de tous niveaux, de tous milieux.
Ils viennent de l'Alsace entière et pour certains d'Allemagne et de Suisse.
Ils sont tous à la recherche d'une équitation ou le cheval ne travaille pas dans la soumission et la contrainte mais ou il s'exprime dans une liberté contrôlée par des aides invisibles.
Tous ceux qui se reconnaissent dans cet idéal équestre sont les bienvenus à l'association.
Pierre Mattler
L'art équestre est à l'équitation ce que la danse est à l'exercice physique. L'objectif est de reconstituer par des moyens rationnels, profondément élaborés, l'équilibre parfait et les airs naturels de l'étalon triomphant.
Le cheval "outil" devient alors cheval artiste.
L'art équestre se distingue de la pratique courante en ce qu'il enseigne davantage qu'il ne routine, qu'il suscite et indique plus qu'il ne contraint.
C'est un jeu à deux acteurs qui ambitionne l'improbable fusion entre une proie (le cheval) et un prédateur (l'homme).

Histoire :
C'est au 16ème siècle au royaume de Naples que l'on trouve les premières académies équestres ou s'inventera l'art équestre à partir de la gineta, très ancienne équitation de combat des cavaliers espagnols.
Forgé dans la guerre, cet art ne cessera de se perfectionner et atteindra son apogée au 18ème siècle en France, au manège royal de Versailles.
Dépouillé des exigences du combat, il s'oriente vers une finalité purement artistique dont le rassembler est la pierre de touche.
Le rayonnement de cette école française sera immense au siècle des lumières avant de connaître un déclin presque irréversible.
L'art équestre survivra en Autriche à l'école espagnole de Vienne et au Portugal ou elle inspire encore les cavaliers tauromachiques à la recherche du rassembler gage de mobilité et de disponibilité du cheval face au taureau.
C'est également du Portugal que viendra la renaissance. Nuno Oliveira première intelligence équestre du siècle dernier, cavalier et enseignant hors pair, fit redécouvrir au monde une équitation d'un style inégalé et suscitera de très nombreuses vocations.

Nuno Oliveira
Ce n'est pas le plus rapide, il ne saute pas très haut mais il a eu la faveur des rois et des princes pendant des siècles, le cheval baroque est un anachronisme il doit sa survie à ses extraordinaires capacités de courage et de mobilité (qui n'ont d'égal que sa gentillesse et sa finesse) et à quelques cavaliers passionnés d'Art Equestre.
Parmi eux il faut absolument citer Nuno Oliveira dont le talent immense à permis à beaucoup de redécouvrir une pratique équestre tombée en désuétude et des races de chevaux au bord de l'oubli.
Les chevaux baroques sont tous issus du fameux genet d'Espagne. Cheval dont le type est fixé depuis plus de 2000 ans.
Son élégance, son feu, ses allures en feront la monture des monarques et le cheval préféré des grands écuyers jusqu'au 19ème siècle.
Aujourd'hui ils se répartissent en chevaux lusitaniens, espagnols, lippizans pour ce qui est des descendants directs (les chevaux frisons proviennent de croisements entre chevaux andalous et races locales de la Frise).
Dans l'association, c'est le cheval de pur-sang lusitanien qui est largement majoritaire. Sélectionné pour sa capacité à se rassembler, son équilibre et sa souplesse naturelle le prédisposent aux airs de haute école tels que piaffer, passage, levade …
L'ancestrale et constante utilisation de cette race dans l'équitation de guerre, dans le travail du bétail, la tauromachie et l'art équestre a façonné chez elle d'immenses qualités fonctionnelles et morales. Aujourd'hui, on retrouve le cheval lusitanien sous la selle d'écuyers tauromachiques comme Alvaro Domecq ou Marie Sara, mais aussi au Cadre Noir de Saumur et avec Bartabas il réinvestit les grandes écuries de Versailles.
Avec Catherine Durand-Henriquet il brille dans les épreuves de dressage aux Jeux olympiques, John Whitacker a gagné de nombreux concours internationaux de saut d'obstacles avec son fameux Novilheiro et le belge Félix Brasseur est champion du monde d'attelage avec ses quatre lusitaniens. La grande capacité d'apprentissage du lusitanien en fait aussi le cheval des cascadeurs et des dresseurs de cirque.
D'une grande finesse et d'une incroyable mémoire il exige de son cavalier une sensibilité aiguisée et une grande rigueur dans le travail.


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